dimanche 7 février 2010

Sticky toffee pudding

Les desserts sophistiqués enchaînant d'innombrables couches de crèmes, de mousses et de génoises, me déçoivent toujours. Vous me ferez penser un jour à vous faire part de mon aversion pour les mousses et autres bavarois (yeux au ciel accompagnés d'un geste de dégoût devant un fraisier à un repas de mariage). Ils devraient totalement disparaitre de la surface de la gastronomie mondiale.

C’est vrai qu’ils sont extrêmement beaux à regarder et l’œil qui ne voit pas plus loin que le bout de son nez ( ?) nous pousse souvent à choisir ce type de gâteau flatteur. Comme nous attire un beau garçon au teint halé ou une jolie fille toute blonde. Je vais m’arrêter là concernant l’anthropomorphisme culinaire car je ne suis pas sûre d’être assez en verve pour maintenir la comparaison bien longtemps. La démonstration me semble suffisamment claire.

Bref, un gâteau certes sublime mais qui n’offre rien de plus ou rien de moins qu’une chose molle, doucereuse et sans personnalité me fait regretter le dessert authentique, avec un vrai goût bien affirmé, quelquefois dérangeant voire qui ne fait pas l’unanimité. C’est le syndrome du vilain petit canard et j’adore les vilains petits canards.

Avec cette introduction, vous ne pourrez décemment pas critiquer mon sticky toffee pudding, autrement dit pour Mère et Jolie-maman qui ne pipent pas un traitre mot d’anglais, un dessert collant au caramel. Moins fun en anglais qu’en français. Je veux dire moins drôle.

En ce samedi après-midi arc-en-ciel (il alterne pluies nourries et soleil généreux) voici donc le dessert que je souhaitais faire depuis des mois.

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Souvent, le sticky toffee pudding est réalisé avec des dattes (mouaif). Ma version utilise quant à elle des abricots secs. Je me suis grandement inspirée de la recette issue du livre de Rose Bakery.

Pour 9 ramequins de 8 cm de diamètre

240 g d’abricots secs hachés

1 cuillère à café de bicarbonate de soude

200 g de cassonade

190 g de beurre

8 cuillères à soupe de crème fraiche liquide

80 g de sucre en poudre

1 œuf

225 g de farine

1cuil à café de levure chimique

Faire bouillir 30 cl d’eau et verser celle ci sur les abricots hachés. Ajouter le bicarbonate. Je ne sais pas bien à qui il sert, mais c’est très amusant d’observer cette masse marron (l'abricot sec bio est marron et non orangé) « bouillonner » sous l’action du bicarbonate. Laisser refroidir.

Verser dans une casserole, la cassonade, 110 g de beurre et les 8 cuillères à soupe de crème fraiche. Faire chauffer doucement jusqu’à ce que tout soit bien fondu et homogène. Rose s’arrête là, mais il serait sans doute plus intéressant de laisser bouillir quelques instants afin que le caramel prenne un peu de couleur et de texture.

Verser le contenu de cette casserole dans les 9 ramequins (soit un peu plus de 3 cuillères à soupe par récipient).

Dans un saladier, mélanger 80 g de beurre avec les 80 g de sucre en poudre jusqu’à ce que le mélange soit bien lisse et blanchi. Ajouter l’œuf et de nouveau, bien remuer. Ajouter la farine et la levure tamisées ensemble. Verser les abricots et leur eau de trempage. Remuer vigoureusement et verser dans les ramequins (au ¾).

Faire cuire à 180°C durant 40 minutes, au bain marie, le plat couvert de papier aluminium. Geste atrocement difficile à faire, car on sait dès lors que l’on ne pourra pas voir la magie de la cuisson s’opérer à travers la vitre du four. Croyez-moi, si je peux le faire, vous le pouvez aussi. Il faudra juste s’occuper durant 40 minutes et résister autant que faire ce peut. (J’ai tenu 30 minutes).

Démouler et déguster chaud, c’est une pure merveille. Chéri est plus mitigé (cf remarque écrite plus haut sur l’unanimité réservée ou non à un tel dessert). Ne t’inquiète pas STP (Sticky Toffee Pudding), moi je t’aime très fort. Encore de l’anthropomorphisme, mais très sincèrement, comment lui résister ?


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